dimanche 26 février 2017

Tamis câpres

Les câpres étaient calibrées avant d'être mises en saumure, on utlisait divers cribles pour séparer plus vite et uniformément les boutons floraux.
Ici ils sont déjà un peu gros.
Objet du musée, don C Ollivier.
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vendredi 24 février 2017

1796 bagnards

Les bagnards pouvaient mourrir en nombre comme ce 20 avril 1796 à Roquevaire!
3 pour un seul soir! et un seul acte...
Ils venaient de Paris, étaient condamnés aux fers.
Un officier de santé et un lieutenant accompagnaient la chaîne.
Ils sont morts dans (la) remise quartier du moulin, ce qui semble confirmer qu'à Roquevaire aussi, avant la construction de la prison, ils étaient hébergés dans des écuries, des remises... le moulin dont on parle est sans doute celui qui appartenait  aux Flotte avant cette époque troublée (soit près du musée prison et ancienne gendarmerie).
NB: En 1720, les haltes des militaires se faisaient à proximité de la chapelle St Vincent, donc aussi à l'entrée nord du village, dans des conditions sommaires.

 
 Source état civil en ligne AD 13
ACC 2017-02

jeudi 23 février 2017

1795

Pour vérifier s'il y avait à Roquevaire comme à St Zacharie une sorte d'épidémie, je suis tombée parmi les actes de décès de cette année sur ceux concernant:
- 1 un condamné aux fers
- 2 six soldats morts à l'hôpital
- 3 un gendarme
- 4 un témoin Jean Joseph Laugier 43 ans instituteur de la commune
- 5 la mention de la rue de l'hôpital vieux.

1 Derouge Antoine (°1753 à Sagy 95- +10 11 1795) condamné aux fers, mort entre Aix et Roquevaire, exposé place de l'église,19 brumaire an IV p 16:18, témoins:
Capitaine Bault conducteur de la chaine 56 a; Fortuné Couasnon chirurgien 44 a conduisant la dite chaine

2
- Jean Verry caporal au 25ème bataillon de Corrrèze, + 13 6 1795 à l'hôpital, témoin : JB Marloy 24 a officier de santé de 3ème classe, chargé de conduire l'évacuation destiné pour aller à Aix.
- 2 espagnols + la veille à 19 h, un 36 a et l'autre 30 a environ, sans papiers;.témoin Guillaume Etienne hospitalier 39 a; + 11 pluviose an 3.
- un volontaire + la veille à 2 h du soir sans papiers ; 9 pluviose an 3
- un volontaire + hier à 8h du soir, portait sa carte de sortie des hôpitaux: Jean Pierre Polet 3ème bataillon de 117ème brigade, armée d'Italie, 3ème cie  ; 20 floréal an 3
-  un volontaire Antoine Bérale 6ème bataillon de sapeur 5ème cie  natif de Chartres , portait son billet de sortie de l' hôpital de la marine au port la montagne (TOULON) en date du 20 ventôse et sa feuille de route n°13962, + la veille à 3 h du soir; 23 ventose an 3

3
Guillaume Cotte gendarme 54 a  époux de Marie Anne Pin, décédé le 13 floréal an 3, à 2 h du matin  dans sa maison quartier Ste Anne
Source état civil AD 13 en ligne
Roquevaire un village de passage, où l'hôpital semble aussi surpeuplé!
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mercredi 22 février 2017

Bis celebrandi

Six feuilles remarquablement écrites font partie du dossier affaires religieuses, 5 ne sont pas datées mais le nom du maire signe l'année 1782 (Jouve " la piguière") entre le 30 juin et le 15 juillet.

En dehors du problème du vicaire Augustin Fouque secondaire de la paroisse et titulaire de la chapelle des pénitents blancs (suite à la fondation de messe du 3 2 1657 d'Antoine Negrel) -charge excessive à son avis sans rémunération- on y apprend:

 - que Jean Baptiste de Belloy est évêque de Marseille, résidant dans son château d' Aubagne. 

- que " une partie du village se trouvant du côté de la Chapelle des pénitents et séparée d’avec le reste du lieu ici par le torrent de Basseron qui à la moindre pluie intercepte toute communication et là par la rivière d’ Uveaune dont le pont est dans un état très dangereux et que d’autre part l’hôpital du lieu joint immédiatement la dite chapelle et même une fenêtre du dit hôpital communique dans icelle pour procurer aux infirmes et convalescents le moyen d’entendre commodément la messe"

- que "Roquevaire se trouve d’ailleurs un endroit fort peuplé et malgré cela il n’y a qu’un secondaire pour desservir la paroisse attendu la pénurie de prêtre dans ce diocèse"

La demande "mal fondée en droit et en fait"... "ne peut  être accueillie sans blesser tout à la fois les règles les plus inviolables ralentir la ferveur du peuple et lui ravir le moyen de travailler à son salut" même s'il y a le soutien des comparants.
Le Bis celebrandi est cependant accordé.  

page 346:
https://books.google.fr/books?id=U-ZTAAAAcAAJ&pg=PA346&lpg=PA346&dq=bis+celebrandi+religion&source=bl&ots=bNg5Tu0CNk&sig=8kjhgdBg5Pl1bbs3emSYiLSvDLA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjtrsqxl6HSAhWHWRoKHfWzA7AQ6AEIJTAE#v=onepage&q=bis%20celebrandi%20religion&f=false

La chapelle des frères pénitents devient église publique 

 il reste sur le document un sceau en assez bon état 


NB: 
 "Notre Grandeur" Jean Baptiste de Belloy évêque de Marseille (22 6 1755- 1791) réputé modéré est comte, législateur et sera cardinal avant sa mort à 99 ans.




 Joseph Lazare Jouve maire et bourgeois (orphelin de mère à 5 mois, père négociant)
http://gw.geneanet.org/sakountala13?lang=fr&pz=x&nz=laurentm&ocz=0&p=joseph+lazare+dit+la+piguiere&n=jouve
Source AD13 156 E GG1
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lundi 20 février 2017

Devantures

Les façades sont un souvenir des activités de la commune.
Quand on rénove une façade, l'esthétique de la rue y gagne mais le passé se perd un peu! Alors une photographie peut être un bon compromis.
Celle-ci pour l'instant est encore avec sa mention "Joseph Tremellat pépiniériste" mais qui la voit en allant à l'école primaire Martinat ?

La famille Tremellat a fourni à la commune des premiers magistrats-consuls-maires- (Michel 1648...), ses premiers instituteurs laïques, des pépiniéristes...
Les Tremelat étaient déjà présents à Roquevaire quand le château était encore visible
http://gw.geneanet.org/sakountala13?lang=fr&pz=x&nz=laurentm&ocz=0&m=N&v=tremelat&t=N


Celle-là ne "vivra" plus d'ici la fin de la semaine! Presque 60 ans d'existence... merci.

Roubaud, une famille de boulangers mais qui a donné aussi un caricaturiste célèbre...
Ils étaient présents également à Roquevaire au XVI ème siècle.
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Asperge, houblon

Le printemps approche, on peut cueillir les premières asperges sauvages et trouver des jets de houblon dans un coin de jardin. Rapidement blanchies, on peut consommer avec un peu d'huile d'olive ces jeunes pousses.

Le nec plus ultra, pour les cuisiniers ce sont les petites pousses blanches de houblon qui sont encore sous terre au pied des souches, mais on peut encore consommer les rejets dépourvus de petits piquants.

Asperges sauvages:


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samedi 18 février 2017

Prison bâtiment

 Le bâtiment abritant actuellement le musée n'est pas mentionné en 1832, on ne le voit pas plus sur le plan de 1830.

En mai 1833, Roquevaire n'a pas de prison, et plus de casernement de gendarmerie.
L'an 1834, le 24 mai délibération qui charge le maire de faire l'acquisition d'une maison pour la convertir en prison.
"La maison servant de dépot de sureté pour les prisonniers n'était et ne pouvait être rendue propre à cette destination... Il est très difficile de trouver à Roquevaire des emplacements à bâtir ... la commission s'était fixée sur une maison sise rue Basseron dont elle proposait l'acquisition attendu qu'elle présente toute la commodité, la salubrité et la sureté convenables."

Devis en juillet 1834: 10655,38f

En fait les sorts de la prison et de la gendarmerie vont être très liés.
Au cours des délibérations suivantes, les Roquevairois sont toujours d'accord sur le bien fondé d'avoir la caserne de gendarmerie, ils cherchent une solution pour récupérer leurs gendarmes: donc avoir une caserne pour les loger.
Les plans se succèdent et les projets échouent.
La position à l'entrée du goulet côté rue Sainte Anne est retenue en 1838.
Le maire persuadé du retour des gendarmes (agrément de l'autorité militaire et du préfet), signe en son nom propre la convention d'achat de la maison (grande et petite) et du terrain de la succession Joseph Jouve à l'extrémité du village.
Le ministre des armées maintenant la gendarmerie à La Destrousse, le maire (bien ennuyé!) revend la grande maison à perte (1000f), puis la petite mais garde le terrain inculte qu'il va céder à la commune toujours dans le même but.
Affaire à suivre...
date probable 1853.


Les bagnards n'ont pu y séjourner que postérieurement et donc assez peu de temps finalement.
Le bagne fait suite en 1748 aux galères, des haltes sont prévues dans des étables ou écuries d’auberges.
Le bagne de Toulon reçoit d’abord des condamnés à moins de 10 ans qui travaillent.
Supprimé en 1852 , fermé en 1873




ACC 2017-02

pour rappel:
 Vente de l’ancienne prison départementale  de Roquevaire. Mise à prix: 5000 francs
Délibération du conseil général du 6 9 1877
Le jeudi 2 janvier 1879, à 2 heures de  l’après midi, dans une des salles de la préfecture à Marseille.
Il sera procédé par nous ou notre délégué et en présence de 2 membres du Conseil Général et de M l’architecte en chef du département à la vente  aux enchères publiques, en un seul lot, de l’immeuble ci après désigné
situé sur le territoire de la commune de Roquevaire à l’extrémité nord est de la ville, au débouché du grand cours, sur la route nationale n° 96, de Toulon à Sisteron (rive droite de l’Huveaune).
 
Emplacement comprenant :
1: un bâtiment en façade sur la route ayant 24,20 m de longueur sur 7,50 m de profondeur (hors œuvre)
2: en arrière de ce bâtiment, une cour d’une longueur égale à celle du dit emplacement et d'une largeur de  5,30 m avec
bûcher et latrines
   3: de chaque côté du même bâtiment
2 ruelles qui l’isolent ayant chacune 2 m de largeur.

Le rez de chaussée de l’édifice se compose d’un vestibule avec forte porte d’entrée sur la route et au fond duquel se trouve une cuisine ainsi qu’une pièce ayant servi de bureau et un escalier conduisant à 2 chambres qui forment 1er étage sur cette partie seulement du dit édifice.
A droite et à gauche des vestibules du
rez-de- chaussée, 2 couloirs fermés par de fortes portes et servant de dégagement de chaque côté à 2 salles et un cachot qui pouvait contenir 38 prisonniers.
 
Chaque salle est garnie d’un lit de camp sur toute la longueur. Le sol est carrelé en «pans carrés» sur triple épaisseur posés sur un massif en maçonnerie
Les murs intérieurs du bâtiment ont
0,63 m d’épaisseur ; les murs de refend 0,50 m.
Les
plafonds sont voutés en briques de crottes doubles à 2 rangs avec chape au dessus et garnissage en maçonnerie des épaulements

 



lundi 13 février 2017

valentin-calisson

Les Chinois se sont emparés de la recette, alors pourquoi pas nous, producteurs d'amandes?

En cette St VALENTIN détournons sa forme, pour faire un maxi coeur! A glacer en blanc ou en rouge, avec une inscription ou pas...


 www.cuisineaz.com/recettes/calissons-d-aix-49514.aspx
http://www.marmiton.org/recettes/recette_calissons-d-aix_53925.aspx

 











Le glaçage au chocolat blanc teinté ne s'étale pas comme une glace royale -coup d'essai à améliorer-.

Que ne ferait-on pas pour l'ASPHCR?
 et contenter... à partager (pour éviter l'obésité aussi!)
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dimanche 12 février 2017

Ventarelle

 Sur la reproduction de l'aire de foulage au rond point sur la 96 à St Estève, nous voyons l'âne (ou un mulet) du XIXème siècle  avec le "barrulaire" qui permettait de séparer le grain de l'épi.
Un travail pénible en plein soleil, et produisant beaucoup de poussière.

http://www.cugistoria.fr/airedefoulage.html

Après cette étape on utilisait un van, opération manuelle pour séparer grains et impuretés par différence de masse; plus tard mécanisée avec l'apparition de ventarelle ou tatare :


Machine agricole permettant la séparation des débris de paille et des grains de céréales.
 Don de René Miéchamp
Réparée et photographiée par B Vert.
ACC 2017-02

samedi 11 février 2017

Château 1593 Céramiques


Savonnette à vilain
Roquevaire le fut pour les seigneurs de Cabre!
"...ascension sociale dont le couronnement est l’anoblissement. Ce dernier passe bien évidemment à l’époque par l’acquisition d’une seigneurie foncière, d’un fief, de ce que l’on appela par la suite « une savonnette à vilain », ici en l’occurrence, Roquevaire."
On en apprend un peu plus sur leurs 400 céramiques "scellées par l'incendie du château" de Roquevaire, et on peut admirer quelques objets de la collection publique provençale.(ci-dessous)

Henri AMOURIC | Lucy VALLAURI*
La vie de château d'un vaisselier : Roquevaire près Marseille 1593
Page 12….
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01309581/document

Passionnant et bien documenté! Pas assez connu...
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/museo_en?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=REF&VALUE_98=M1093&NUMBER=1&GRP=0&REQ=((M1093)%20%3AREF%20)&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=50&DOM=All
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vendredi 10 février 2017

Ciné-actus



La 1ère exposition de 2017 ouvrira ses portes le vendredi 10 février à 14h30.
Lors de cette nouvelle exposition qui réunit les talents de 3 artistes, vous pourrez :
- admirer la poésie géométrique des toiles de Lionel Borla,
en vous posant un instant au beau milieu d'une "Pinède acoustique",
- embarquer pour un voyage immobile, dans le désert ou au bord de l'océan,
aux côtés des personnages hors du temps de Yann Letestu,
- vous plonger dans les Pensées "fragiles", " éphémères" ou "saugrenues"
des sculptures de Michel Stéfanini.
En espérant votre visite,
Artistiquement vôtre,
L'Equipe du Cinéma.

LE CINEMA REPAIRE ARTISTIQUE
18 rue Rolland 13360 Roquevaire
09 80 88 98 70 - lecinema@orange.fr
Ouvert du mercredi au samedi de 14h30 à 18h30