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propriété du musée, reproduction interdite
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Cette
lithographie de Benjamin Roubaud, intitulée hop … hop … hop et parue dans le
journal La Caricature du 3 juillet 1834 (n° 191), a été très généreusement
offerte à notre association par Pierre Quiblier, ce dont je le remercie
vivement.
Elle
n’a pas fait partie de l’exposition qui s’est tenue à Roquevaire en 2021 et ne
figure donc pas dans l’ouvrage « Benjamin Roubaud (1811-1847),
dessinateur, caricaturiste, peintre, un artiste roquevairois méconnu » de
Jean-Paul Roubaud et Pierre Quiblier, ouvrage disponible auprès de l’ASPHCR.
On
peut y voir une piste de cirque et un dresseur de cheval - très probablement un
Cosaque - tenant un fouet en main dont l’objectif a été de projeter en l’air
son cavalier et de lui faire déchirer un cercle de papier sur lequel est écrit
CHARTE constitutionn (elle), la fin du mot étant cachée par la redingote du
personnage. Ce personnage central dont on voit avant tout le derrière est
facilement reconnaissable à ses favoris, à son toupet et au parapluie
qu’il tient dans sa main : il s’agit du roi des Français, Louis-Philippe. Le
cercle de papier est tenu, à gauche sur la piste, par
Talleyrand, que l’on reconnaît à son pied bot, juché sur un socle signé
Benjamin et sur lequel on devine une poire (la caricature la plus célèbre de
Louis-Philippe). Il est tenu, à droite au premier rang des spectateurs, par un
personnage en habit de magistrat, Jean-Charles Persil, ministre de la Justice
et des Cultes. Enfin, au premier plan et à proximité immédiate de Talleyrand, un
haut de forme à cocarde tricolore, accompagné peut-être d’une croix symbolisant
le décès de la Constitution, gît au sol.
Autrement
dit, Louis-Philippe déchire la Charte constitutionnelle du
14 août 1830 qui fonde la monarchie de Juillet afin de mener une politique
extérieure faisant la part belle à l’empire russe et à la
Sainte-Alliance.
2022
07 CC