lundi 25 septembre 2017

Ste Anne fontaine lavoir

Août 1846 dans les délibérations du conseil municipal de Roquevaire:

"Le conseil municipal invite Mr le Maire à faire réparer la fontaine Ste Anne pour ce qui est seulement à la charge de la commune et de s’entendre avec Mr Jules Tucat propriétaire du canal établi sur la voute de cette fontaine  pour que le propriétaire répare les dommages que les infiltrations des eaux de son canal ont pu causer à la dite voute"
source délibérations du conseil municipal.
Ce canal existe toujours mais ne sert pas.

Avant la rénovation de 2017:
2017-09 ACC
Inauguration du lavoir Ste Anne de Roquevaire
Vendredi 29 septembre 2017 à 11 heures 

Votre servante contrôle le lavage fait par nos célèbres petites mains! Mesdames Sylvia Barthélémy et Monique Ravel. Huile de coude et savon de Marseille. Merci.
Matériel du musée et personnel.

dimanche 24 septembre 2017

Briquet

En l'absence de précisions sur ce briquet, deux interprétations complémentaires:


- Le briquet est fait d'une munition de 20 mm utilisée dans l'aviation militaire.
Sa facture laisse supposer qu'il s'agit d'artisanat des tranchées puisque les poilus fabriquaient toutes sortes d'objets à partir des munitions percutées qu'ils trouvaient. (A.L)

- 1ère remarque: en regardant au pied à coulisse, on note un diamètre de 26mm pour le tube extérieur, 25,4 pour le tube intérieur.
2ème remarque: les aviateurs de la guerre 14-18 ont généralement utilisé la mitrailleuse Hotchkiss du diamètre de 8mm, empruntée aux fantassins puis le modèle de 11mm.
Je ne connais pas de canon de 20 mm de cette époque.
3ème remarque: n'ayant pas encore de radios fiables pour leurs liaisons avec l'arrière, les fantassins utilisaient fréquemment des fusées de couleur (rouge, jaune, vert,..) selon un code convenu à l'avance. Les révolvers lance-fusées avaient pour diamètres 26 mm pour les français, 25,4mm pour les anglo-saxons (multiple de la munition de 12,7 bien connue). Il semblerait donc que ce briquet ait été fait à partir de munitions françaises et anglaises ou américaines. En tous cas,il s'agit bien d'artisanat de tranchée de la 1ère guerre mondiale.
 
Don de J. Caselli
2017-09 JC

samedi 23 septembre 2017

Amat botaniste



Robert Amat, né en 1932 à Auriol, a eu toute sa vie trois passions dont la vie au grand air.


A Roquevaire, où il vécut jusqu’à l’âge de quinze ans, il parcourut les collines de Garlaban et commença alors à herboriser sous l’impulsion de ses parents.
A voir page 14-15 sur:

page 25:
polygonum lapathifolium des bords de l'Huveaune et canaux ; Leopold Berner 1946

2017-09 ACC

vendredi 22 septembre 2017

Condamnés 1796




Paris le 17 messidor an 4ème de la République une et indivisible

Le Ministre de l’intérieur, à l’administration municipale de la commune de Roquevaire.
Citoyens, je vous préviens qu’il partira de Paris le 20 du courant une chaîne de condamnés aux fers qui passera par votre commune le 13 thermidor prochain, pour se rendre au port de Toulon. 
Vous voudrez bien prendre en conséquence toutes les mesures nécessaires pour qu’à l’arrivée de cette chaîne la gendarmerie et la garde nationale prêtent sur sa réquisition main forte et assistance au conducteur et empêchent que les habitants n’en puissent approcher.
Vous voudrez bien également faire droit aux diverses réquisitions que pourra faire le commissaire à la suite des chaînes pour la sureté et le bien être des condamnés, soit en lui procurant le nombre d’es qui lui serait nécessaire pour monter la garde pendant la nuit et escorter la chaîne le lendemain jusqu’à l’endroit qu’il déterminera, soit en faisant fournir à l’entrepreneur pour le coucher des condamnés un local aussi sûr par sa construction que solidement fermé.
Je ne doute pas, citoyens, que vous ne continuiez (iés) à donner dans cette circonstance des preuves de votre zèle pour le maintien(t) de la sureté publique en employant tous les moyens qui sont à votre disposition pour l’exécution des mesures que je viens vous indiquer.
 Salut et fraternité
Le chef de la 1ère division
Signé
Champagne
Beurnech ?


17 messidor an 4ème = 5 juillet 1796
13 thermidor an 4ème  = 31 juillet 1796
Le programme des déplacements semble prévu dès Paris, il parait donc improbable que ce type de condamnés ait pu construire  des restanques sur les pentes des collines comme le voudrait la tradition orale.  

Archives du musée
2017-09 ACC